Marqueur de groupe multidimensionnel

Les objets sont aujourd’hui identifiés par une valeur unique qui, de part ses propriétés, n’est pas pré-calculable ou prévisible. Ce comportement est indispensable pour distinguer parfaitement et de façon univoque les objets, et donc leur contenu. Il résulte de ces propriétés que toute modification d’un objet, quelle qu’elle soit et aussi infime qu’elle soit, entraîne un changement complet et quasi-aléatoire de son empreinte, et donc de l’identifiant correspondant.

Mais il peut être aussi intéressant de disposer d’une autre valeur plus prévisible. On va essayer de définir ici ce que l’on appellera un marqueur.
On peut imaginer par exemple que deux images très proches puissent avoir un marqueur de valeur identique ou proche. Pour de la musique, le marqueur peut être un dérivé atemporel du spectre de fréquences. Ce marqueur doit avoir une structure en accord avec la structure de l’objet. On doit pouvoir comparer les marqueurs de deux objets différents et déterminer rapidement si ils ont une structure proche, donc si ils sont ressemblants. La structure doit être multidimensionnelle et de profondeur variable. L’ajustement de la profondeur de comparaison des marqueurs doit permettre de retrouver les objets très proches ou au contraire vaguement ressemblants.

Une notion de groupe apparaît. On fait un regroupement à géométrie variable des objets par rapport à leur contenu.

Le côté multidimensionnel du marqueur doit refléter les caractéristiques multidimensionnelles d’un objet. Voici quelques exemples :

  1. Un texte simple contient des données qui s’expriment en deux dimensions : la position spatial et pour chaque position une valeur (caractère).
  2. Un texte enrichit contient des données qui s’expriment en trois dimensions : la position spatial et pour chaque position deux valeurs (caractère et encodage).
  3. Un son mono contient des données en deux dimensions : la position temporelle et pour chaque position une valeur (amplitude).
  4. Un son stéréo contient des données en trois dimensions : la position temporelle et pour chaque position deux valeurs (amplitude).
  5. Une image en noir et blanc contient des données en trois dimensions : la position spatial horizontale, la position spatial vertical et pour chaque couple de position spatial on a une valeur (amplitude).
  6. Une image en couleur (RVB) contient des données en cinq dimensions : la position spatial horizontale, la position spatial vertical et pour chaque couple de position spatial on a trois valeurs (amplitude).
  7. Un film en couleur muet contient des données en six dimensions : la position spatial horizontale, la position spatial vertical, la position temporelle et pour chaque couple de position spatial/temporelle on a trois valeurs (amplitude).
  8. Un film en couleur avec son stéréo contient des données en huit dimensions : la position spatial horizontale, la position spatial vertical, la position temporelle et pour chaque couple de position spatial/temporelle on a cinq valeurs (amplitude).

Ce marqueur n’est pas destiné à remplacé l’identifiant !
L’identifiant reste le seul moyen de
discerner sans ambiguïté tous les objets, y compris les plus ressemblants.

Ne reste plus qu’à formaliser précisément ce marqueur.

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