Archive for the ‘entité’ Category

Anonymisation/dissimulation des liens – ségrégation et temporalité

Vendredi, mars 22nd, 2019

Dans l’article sur l’Anonymisation/dissimulation des liens, on a vu que le stockage et le partage des liens dissimulés, de type c, était difficile si on voulait respecter le fonctionnement nominal des liens tels que définis depuis longtemps dans nebule.

Les seuls identifiants objets réels en clair dans le lien sont l’entité signataire et l’entité destinataire. Ce peut être d’ailleurs la même entité qui dissimule ses propres liens. Il n’est donc pas possible de diffuser les liens dissimulés autre part que sur l’entité destinataire.

Cependant les liens dissimulés ne jouent pas le même jeux que les liens en clair. Il faut peut-être les sortir du circuit normal des liens et mettre en place un circuit dédié.

Par exemple on peut dédier un nouveau dossier pour leur stockage, un dossier nommé c par exemple.
On peut aussi imaginer que ce dossier dédié ne serait pas structuré de la même façon. Il doit être fait référence aux entités qui dissimulent des liens, mais il est possible de segmenter encore un tout petit peu. On peut avoir des noms de fichiers de stockage des liens dissimulés faisant référence à l’entité signataire et l’entité destinataire. Ainsi il serait possible de retrouver les liens qui nous concerne et uniquement ceux-là sans avoir besoin d’un tri coûteux.

Il faut penser aussi que les liens dissimulés ne seront pas forcément horodatés correctement. Seul le champ temporel dissimulé sera exploitable pour l’entité destinataire. Les liens ne peuvent donc pas raisonnablement être pré-classés par ancienneté.

Le problème résiduel de performance tien dans le fait que lorsque l’on ouvre une session avec une entité, il faut relire et déchiffrer tous les liens même si l’on en cherche qu’un seul. Il est peut-être possible de stocker les liens dissimulés lus, et donc déjà vérifiés, dans un objet protégé. La vérification pourrait ne plus être faite systématiquement. Cet objet particulier pourrait être lui aussi dans le dossier dédié c, et donc ne pas respecter les contraintes de vérification de son empreinte, et donc de pouvoir être agrandi régulièrement. Dans ce cas la lecture des liens dissimulés se ferait beaucoup plus rapidement.
Reste à savoir quand et comment on alimente ce gros fichier tampon des liens dissimulés…

Relais d’authentification sans partage de secret

Lundi, mars 4th, 2019

Dans l’article sur les relais d’authentification, on a vu qu’il était possible très simplement de déverrouiller une entité sur un serveur distant en rejouant l’authentification. Mais cela implique de transmettre le mot de passe de cette entité. Et cela veut dire aussi que la clé privée est déverrouillée sur le serveur distant.

Il est théoriquement possible de réaliser un mécanisme d’authentification sans partage de secret. Dans ce cas une instance déverrouillée sur un serveur distant ne disposerait ni du mot de passe ni de la clé privée de l’entité. Il faut donc implémenter un mécanisme qui permette au serveur distant de venir interroger le serveur local avec la session de l’entité en cours. Le mot de passe de l’entité étant stocké dans le cache de la session PHP, il serait impossible au serveur distant de l’obtenir. Mais il peut dans ce cas accéder aux objets protégés et notamment aux secrets de chiffrement des objets. Pour les liens dissimulés c’est par contre plus complexe.

Avec un tel relai il est possible de se connecter sur un serveur distant sans divulguer son mot de passe tout en disposant de l’accès aux objets protégés et à la possibilité de signer des liens.

Un serveur distant compromis pourrait le temps de la session accéder aux objets protégés. Mais une fois la session fermée, dans la fenêtre du navigateur sur le serveur local, aucun autre objet protégé ne pourrait plus être ouvert. Au minimum, tous les nouveaux objets protégés ne seraient pas accessibles. Pour les plus anciens… ça dépend du temps d’ouverture de la session…

Relais d’authentification

Lundi, mars 4th, 2019

Il est théoriquement possible depuis une instance d’une entité déverrouillée sur un serveur, local, de demander à ouvrir une nouvelle instance sur un autre serveur, distant. Cette authentification peut simplement être faite en rejouant le mot de passe de l’entité du serveur local. Il faut que le serveur distant connaisse l’entité et dispose de l’objet de la clé privée accessible avec le mot de passe. La nouvelle instance serait alors ouverte dans un nouvel onglet du navigateur.

Cela implique la transmission du mot de passe. Il faut impérativement passer par une connexion chiffrée (TLS) avec authentification (certificat) du serveur distant afin de protéger le transit du mot de passe.

Cela implique aussi que le serveur distant va connaître le mot de passe de l’entité, au moins le temps de la session. Il faut donc avoir autant confiance dans le serveur distant qu’en le serveur local.

Il est cependant possible aussi de transmettre le mot de passe d’une sous-entité vers le serveur distant. Ainsi on peut penser centraliser sur un serveur/périphérique local une entité maîtresse et ses sous-entité, et utiliser certaines sous-entités exclusivement sur des serveurs distants, y compris des serveurs de faible confiance.

Cela veut dire que l’on doit pouvoir associer une localisation avec une entité.

En fait, cela est très simple à réaliser. Il suffit de générer un lien HTTP vers le serveur distant avec en argument l’application, l’entité et le mot de passe… le tout dans un nouvel onglet.

Et en ajoutant dans le lien HTTP un mode et une vue il est même possible de chaîner l’authentification vers un troisième serveur. On a dans ce cas un niveau de relai d’authentification et un peu de dissimulation.

Ceci n’est pas implémenté. Suite au prochain épisode…

Réorganisation des entités spéciales – groupes d’entités

Jeudi, décembre 20th, 2018

Suite de l’article Réorganisation des entités spéciales – inventaire de départ.

Le regroupement d’entités par rôle correspond à la création d’un groupe d’entités, groupe auquel on va donner le rôle. Il va être possible avec le groupe de définir de nouveaux filtres sociaux de tri des liens. Ces filtres viendront remplacer un filtre historique, restricted, qui a un rôle important mais dont le nom devient ambiguë.
Par exemple, à l’entité maître du code bachue il sera possible d’adjoindre d’autres entités pour valider du code. Cela permet de recréer l’équivalent de l’ajout de plusieurs dépôts logiciels différents. Il est même envisageable pour une entité de désactiver bachue spécifiquement du groupe.

L’entité locale de l’instance va aussi avoir des droits plus étendus. Elle pourra être, via des options, équivalente à toutes les autorités globales, y compris le maître du tout (puppetmaster). Bien sûr ces droits ne seront valables que sur l’instance de serveur qui lui est rattachée… et toute entité qui décidera de l’ajouter dans un groupe de droits.

Création d’objet et dissimulation des liens

Dimanche, septembre 23rd, 2018

Lors de la création d’un objet, quel qu’il soit, génère au minimum un lien de définition du hash de l’empreinte. Sauf que la création par défaut de liens peut perturber voir anéantir la dissimulation de la création de l’objet.

Certains liens peuvent être dissimulés au moment de la création ou à posteriori, mais le lien de l’empreinte doit rester visible sous peine de perturber la vérification des objets. Il est possible cependant d’anti-dater le champ date de ce lien pour lui retirer toute référence à une plage temporelle de création. Mais il restera et sera un marque d’association du créateur de l’objet si par ailleurs l’objet a un lien d’usage non dissimulé, y compris d’une autre entité.

Le lien d’annulation de suppression d’un objet est moins critique, si dissimulé il fonctionnera toujours.

Les autres liens définissants des propriétés de l’objet peuvent être aussi dissimulés sans problème.

Le code de la bibliothèque nebule en php intègre ces modifications pour les objets, les groupes et les conversations. Seules les entités ne sont pas concernées, leurs contenus ne pouvant être protégés, dissimuler les liens n’a pas de sens.

Penser à supprimer le lien de l’empreinte reviendrait à faire apparaître l’algorithme dans le lien… et donc à changer significativement la forme des liens et le fonctionnement de nebule.

Le message et le messager

Samedi, juin 30th, 2018

Dans sylabe, il y a une implémentation de la messagerie.

Mais la messagerie tel que l’on a l’habitude de l’utiliser est un peu réductrice dans sa forme. L’article d’un blog comme le commentaire sur un réseau social sont aussi des formes de messages. Dans nebule, il est fort probable que ce soit la même information mais avec une présentation différente.

Dans un système de gestion de l’information dans lequel chaque information est intégrée dans un fichier avec ses usages, c’est à dire ses méta-données, une information transmise pour un nouvel usage devient un nouveau fichier. C’est le cas par exemple de la messagerie dans lequel un message retransmit à une nouvelle adresse devient un nouveau message alors qu’il contient la même information à la base. La différence, c’est que les destinataires du premier message ne sont pas forcément au courant du nouveau message et donc du partage de l’information. Ce non partage de certaines informations de diffusions (méta-données) est géré dans nebule par la mise en place de l’offuscation des liens.

La transmission d’un message c’est simplement la transmission d’une information. Ce qui permet au destinataire de savoir qu’une information lui est destiné c’est le fait de l’inclure dans un lien entre cette information et un objet dédié qu’il scrute. L’objet dédié est de fait un groupe d’objets lui étant destinés, ce qui s’apparente à un salon de discussion d’une messagerie. Ce salon de discussion est désigné par le terme de conversation contenant des messages.

Le mécanisme des conversations mis en place étant un retour à la sources des informations et de leurs usages, cela offre beaucoup de possibilités et de nouvelles perspectives. Une conversation peut être fermée et publique, elle est ainsi visible de tout le monde mais seules certaines personnes vont pouvoir légitimement et publiquement dialoguer dans cette conversation. Toute entité qui ne fait pas partie de la conversation fermée peut émettre des messages dans cette conversation mais ceux-ci ne seront pas vus pas les autres entités à part peut-être ses amis. Un groupe d’amis peut donc commenter en directe une conversation fermée sans perturber le déroulement de celle-ci pour les autres écouteurs de la conversation. Le statut d’une conversation peut être changé par un participant, cela n’impacte pas les autres participants, ce dernier peut ainsi décider de passer la conversation en ouverte et voir maintenant la contribution de tout le monde et non plus seulement les participants… sans plus gêner pour autant les participants.

Un nouveau problème arrive, comment présenter dans une interface ces fonctionnements à l’utilisateur, et de façon intuitive ?…

Définition des groupes

Dimanche, mai 20th, 2018

La gestion des groupes est entièrement revue et corrigée dans la bibliothèque nebule en PHP orienté objet et dans les applications (sylabe, klicty, messae).
Une fois les applications mises à jour, les groupes existants disparaîtront.

Cet article invalide la définition de groupe telle que définit dans l’article Définition des groupes du 14/01/2016.

Cette implémentation des groupes sera aussi utilisée pour les conversations contenant des messages.

OG / Groupe

Le groupe est un objet définit comme tel, c’est à dire qu’il doit avoir un type mime nebule/objet/groupe.

Fondamentalement, le groupe est un ensemble de plusieurs objets. C’est à dire, c’est le regroupement d’au moins deux objets. Le lien peut donc à ce titre être vu comme la matérialisation d’un groupe. Mais la définition du groupe doit être plus restrictive afin que celui-ci soit utilisable. Pour cela, dans nebule, le groupe n’est reconnu comme tel uniquement si il est marqué de son type mime. Il est cependant possible d’instancier explicitement un objet comme groupe et de l’utiliser comme tel en cas de besoin.

Le groupe va permettre de regrouper, et donc d’associer et de retrouver, des objets. L’objet du groupe va avoir des liens vers d’autres objets afin de les définir comme membres du groupe.

Un groupe peut avoir des liens de membres vers des objets définis aussi comme groupes. Ces objets peuvent être vus comme des sous-groupes. La bibliothèque nebule ne prend en compte qu’un seul niveau de groupe, c’est à dire que les sous-groupes sont gérés simplement comme des objets.

(suite…)

Réputation d’entité et chaînage

Mardi, mai 15th, 2018

Le système de chaîne de blocs tel que abordé dans les articles Blockchain et nebule et Le cas de la messagerie ne peut être implémenté dans nebule.

Cependant la réflexion sur un mécanisme proche en terme de fonctionnalité ouvre tout un champs de possibles. Cela permet notamment d’introduire de la confiance là où à priori il n’y en a pas.

Il est ainsi envisageable de gérer la réputation des entités non pas dans des blocs mais par de multiples signatures de liens de réputations (positifs ou négatifs) par diverses entités. C’est le même mécanisme que la pondération. Le problème dans ce cas est la non prise en compte de liens d’entités que l’on ne connaît pas. L’annuaire est peut-être un facilitateur à ce niveau pour le cas d’entités inconnues.
Une nouvelle entité devrait commencer par se déclarer auprès d’un annuaire. Depuis l’annuaire cette nouvelle entité aurait accès aux autres entités, mais pas immédiatement puisque n’étant connue d’aucune entité, tout dialogue serait impossible. Le mécanisme dans l’annuaire peut prévoir une sorte de mise en relation entre entités qui ne se connaissent pas. Les premières entités rencontrées pourraient être des modérateurs. Ensuite, en fonction de la réputation acquise auprès des premières entités il serait possible pour la nouvelle entité de commencer à solliciter, toujours via l’annuaire, de nouvelles entités plus ‘timides’. Un mauvais comportement de la nouvelle entité dès le début entraînera rapidement un bannissement.
Pour éviter les bannissement abusifs par coalition, parce qu’il faut considérer qu’on ne peut pas plaire à tout le monde, il faut comprendre que le bannissement ne sera effectif que pour les entités ayant émis une réputation négative et toutes autres entité qui leurs font confiance. Mais la nouvelle entité sera toujours reconnue par les entités ayant émis une réputation favorable.

Nous devons dès maintenant considérer que, à moyen terme, l’intelligence artificielle sera à même de tromper, mieux que les humains, les barrières de filtrage anti-robots. Les techniques actuelles fonctionnent encore mais leurs méthodes sont déjà vouées à l’échec. Et puis l’important n’est pas de filtrer des robot qui peuvent être légitimes, mais plutôt d’isoler les sources d’actes malveillants. Et là nous ne sommes plus dans la détection du qui suis-je mais dans la détection comportementale. On peut imaginer aussi que des entités (humains ou robots) se comportent correctement un certain temps afin de monter en estime et traverser des barrières comportementales mais dans le but de s’attaquer à une cible de haute valeur, dans ce cas le prix en temps de création est élevé.

Frontal et relai d’information verrouillé en écriture

Vendredi, avril 20th, 2018

Le mécanisme de transmission d’objets et de liens dans nebule permet de distribuer de façon sûr l’information.

Mais le serveur qui héberge des informations et l’application qui manipule ces informations peuvent tous deux être attaqués afin de corrompre ou supprimer ces informations.

Cette capacité de relais fiable de l’information peut être exploité pour maintenir ‘au chaud’ la source de certaines information et n’exposer publiquement que des relais. On peut même avoir plusieurs couches concentriques de relais, ce qui se rapproche beaucoup du chaînage de proxys web. Mais si le cheminement de l’information s’apparente à des sauts entre relais, chaque relai peut être vu individuellement comme un serveur frontal de partage de l’information. Le rôle de frontal l’empêche de relayer automatiquement une attaque, celle-ci doit d’abord compromettre le serveur frontal avant de pouvoir espérer continuer vers la source de l’information.

Enfin, il est possible de faire transiter de 3 façons différents l’information entre source et relais :

  1. le serveur relai va chercher régulièrement de l’information à synchroniser sur la source (ou un autre relai) ;
  2. le serveur source va synchroniser via une connexion montante, et l’application upload, l’information ;
  3. le serveur source va synchroniser l’information en synchronisant le système de fichier, c’est à dire l’intégralité de l’instance nebule.

Afin de renforcer la robustesse d’une instance de serveur nebule, il est possible d’utiliser l’option de verrouillage globale en écriture. Si cette option est forcée dans le fichier de configuration de l’instance, elle ne peut être modifiée via nebule. Mais si cette option interdit au moteur de la bibliothèque nebule d’écrire quoi que ce soit, cela n’empêche pas le serveur web lui même, une application ou un module compromis, d’écrire. Il est aussi possible de rendre impossible l’écriture des objets et liens en changeant les droits sur le système de fichier contenant la page web. Dans ce cas, seule la synchronisation complète via le système de fichier permet de transmettre l’information.

Ainsi, pour l’entité bachue, maître du code, le serveur qui reçoit le nom de domaine, et donc les connexion, est un frontal qui n’a pas de lien réseau direct vers la source, c’est à dire l’entité bachue elle-même.

Le passage par support amovible (air gap) interdit toute attaque directe de l’entité source.

Entité multi-rôles – compromission et divergence

Samedi, mars 10th, 2018

Suite des articles Entité multi-rôles et suite, Nommage d’entité – préfix, Entités multiples, Changement d’identifiant d’entité et Entités multiples, gestion, relations et anonymat.

La segmentation d’une entité en plusieurs entités avec des rôles différents va nécessiter un peu de travail. La notification du rôle dans le préfixe de nommage des entités ne semble pas opportune.

Lors du changement de mot de passe d’une entité, la clé publique ne changeant pas, l’entité reste référencée par le même identifiant, c’est à dire l’empreinte de l’objet de la clé publique. Par contre l’objet de la clé privée va changer, il faut donc un lien pour retrouver cette nouvelle clé privée. Ce n’est pas encore implémenté mais ici rien de compliqué.
Ça va se compliquer avec le problème de diffusion de l’objet de la nouvelle clé privée afin que l’utilisateur puisse l’utilisé pour s’authentifier sur une autre instance serveur. Là on a l’utilité de permettre facilement la synchronisation d’une entité en préalable à une authentification.

Il y a cependant un problème majeure de sécurité des entités. en effet les anciennes clés privées restent toujours présentes et permettent toujours de déverrouille l’entité. Il ne suffit pas de faire une suppression de l’objet concerné, cela n’a que peu de chance de fonctionner face à un attaquant.
Il est possible de générer une nouvelle entité avec sa propre clé publique, ou de tout le cortège d’entités dans le cas du multi-entités. On peut même imaginer ne changer que l’entité d’authentification. Puis on fait des liens pour dire à tout le monde que l’entité a été mise à jour et marquer le lien de parenté. Cela veut malheureusement dire qu’il faut refaire tous les liens avec la nouvelle entité. Peut-être est-ce l’occasion de faire du ménage et oublier des choses…

Quelque soit le mécanisme, il ne protège pas de la compromission d’une entité par un attaquant. Celui-ci peut réaliser une mise à jours de l’entité qui sera vu comme légitime par les autres entités. La récupération de l’entité est possible puisqu’elle existe toujours mais comment vont se comporter les autres entités lorsque l’on va faire une deuxième mise à jours d’entité… en concurrence avec la première. Il y a peut-être un moyen de faire jouer le côté social des relations entre entités et de volontairement créer un challenge entre les deux mises à jours de l’entité et toutes les entités tierces.
Ou alors on accepte la survivance simultané de ces deux entités qui vont progressivement diverger avec le temps. Là aussi un tri social pourra se faire mais plus naturellement.

La solution à ce problème peut être l’usage d’une entité faisant autorité et capable d’imposer une mise à jour d’entité en particulier. Mais on essaie de se débarrasser des autorités encombrantes ce n’est pas pour les réintroduire au premier coup de froid.
Il existe une autre forme d’autorité, ce peut être une entité à soi mais que l’on n’utilise pas au jours le jour et stockée à la maison au chaud. Les cambriolages étant encore un risque contemporain cette entité de recouvrement peut être dupliquée en d’autres lieux. Évidement son vol ne doit pas permettre de prendre le contrôle de l’ensemble.

Il restera toujours le vol sous contrainte. Mais ça on ne peut rien y faire de toute façon.

L’hégémonie d’un mécanisme unique de gestion des identités est un problème puisque une fois ce mécanisme corrompu il n’existe plus de recours pour récupérer son identité.

Ce problème n’a pas vraiment de solution complète et pas encore d’orientation précise pour gérer les conflits. Il reste encore du travail de réflexion…

Anonymisation/dissimulation des liens

Samedi, mars 10th, 2018

Il y a déjà une série d’articles en 2012 sur la Liaison secrète (et suite), puis en 2014 sur l’Anonymisation de lien (et correction du registre de lien), et enfin en 2015 sur la Dissimulation de liens, multi-entités et anonymat et l’Exploitation de liens dissimulés.

On trouve dès 2015 un schéma d’implémentation d’un lien dissimulé (offusqué) et le mécanisme cryptographique utilisé :

20150627-nebule-schema-crypto-lien-c

Mais la mise en pratique ne suit pas alors que la bibliothèque nebule en php orienté objet est prête à reconnaître les liens dissimulés.

Parce qu’en pratique, il ne suffit pas juste de générer ces liens et de les lire, il faut aussi les stocker de manière à pouvoir les retrouver tout en gardant des performances acceptables lors du passage à l’échelle.

Comme l’anonymisation attendue nécessite la mise en place d’un minimum de déception vis-à-vis d’un adversaire, il n’est pas possible de stocker les liens dissimulés dans les liens des objets concernés. Cela casserait presque immédiatement la confidentialité du lien dissimulé parce que les objets ont souvent chacun des rôles propres et donc des places privilégiées dans les liens qui servent aux usages de ces objets.

Les deux seules informations que l’on ne peut dissimuler sans bloquer le transfert et l’exploitation des liens dissimulés, c’est l’entité signataire et l’entité destinataire (si différente). Donc le stockage ne peut se faire que de façon connexe à des deux entités. Si ce n’est pas le cas les liens ne pourront pas être retrouvés et utilisés lorsque nécessaire.

Prenons le cas d’une entité qui décide de dissimuler la grande majorité de son activité, elle va donc dissimuler tous les liens qu’elle génère (ou presque). Là où habituellement le stockage des liens aurait été réparti entre tous les objets concernés, du fait de la dissimulation ils vont tous se retrouver attachés à un même objet, l’entité signataire. Cela veut dire que pour extraire un lien de cette entité il va falloir parcourir tous les liens. Cela peut fortement impacter les performances de l’ensemble.
Et c’est aussi sans compter le problème de distribution des liens parce que l’on les distribue aujourd’hui que vers les objets source, cible et méta… et non sur les entités signataires. L’entité destinataire est dans ce cas naturellement desservie directement, est-ce un problème si l’entité signataire ne l’est pas ?
Une autre méthode pourrait consister à créer un objet de référence rattaché à l’entité et spécifiquement dédié à recevoir les liens dissimulés. Mais les liens dissimulés ne contenant pas cette objet de référence, on doit créer un processus plus complexe pour la distribution des liens tenant compte des entités signataires et destinataires.
On peut aussi mettre tous les liens chiffrés dans les liens d’un objet c puisque c’est le type de lien après dissimulation. Mais cela veut dire que tous les liens dissimulés de toutes les entités se retrouvent au même endroit. On ne fait que déplacer le problème de la longue liste des liens à parcourir.
Enfin on peut rester sur une des premières idées qui consiste à stocker des liens dissimulés non plus dans la partie du stockage dédié au liens mais directement dans un objet. Le défaut de cette méthode est qu’à chaque nouveau lien dissimulé généré, il faut refaire un nouvel objet avec une novelle empreinte… et donc un nouveau lien pour le retrouver.

On rejoint le problème de la persistance des données dans le temps, de leurs objets et liens associés. Une solution déjà proposée, mais non implémentée, consiste à organiser un nettoyage par l’oubli des objets et des liens dans le temps en fonction d’une pondération.

Pour commencer à expérimenter, les liens dissimulés seront stockés uniquement avec l’entité destinataire. Cela ne remet pas en cause la distribution actuelle des liens. On verra à l’expérience comment gérer un flux massif de liens et son impact sur les performances.

Réflexion sur l’évolution de l’interface web pour nebule – dans klicty

Dimanche, octobre 22nd, 2017

Suite des articles Réflexion sur l’évolution de l’interface web pour nebule, objets, entités et entités 2.

Voici l’évolution en cours de l’interface de klicty.

La vue des entités pour se connecter :

020171022-shot-2017-10-22_18-15-25 (suite…)

Pondération et structure hiérarchique

Mercredi, août 30th, 2017

Suite de la gestion de la pondération.

Dans une structure ou une organisation hiérarchique, forme courante d’organisation, une autorité peut être amenée à déléguer son pouvoir à un autre individu. C’est le cas notamment lors d’une vacance.

Rapporté à une entité dans nebule, une entité a qui on donne une forte pondération, à qui on fait confiance, sera toujours prioritaire sur une autre de moins forte pondération. Comment permettre une vacance ? Est-ce que l’on peut mettre en place une forme de délégation de pondération ? Est-ce que ce lien de délégation est simplement annulé en fin de vacation ?

Cela pose aussi question sur la forme de la pondération. Elle est normalement globale. Mais ne faut-il pas gérer une pondération par rôle en plus ? Doit-il être géré comme une pondération avec un contexte social ?

Réorganisation des entités spéciales – inventaire de départ

Dimanche, juin 25th, 2017

L’organisation actuelle des entités spéciales est assez limitée. On a d’un côté les autorités globales imposées par le code et de l’autre quelques autorités locales aux rôles limités.

Le bestiaire

Premier constat fait depuis un moment, l’entité maître unique puppetmaster est par définition un risque même si pour l’instant c’est la seule façon raisonnable d’avoir une cohérence de l’ensemble. Le but serait d’avoir une entité multi-tête à seuil dont le contrôle est réparti entre plusieurs porteurs. Cette entité n’a que pour mission de désigner les autres entités spéciales globales dont la plus utilisée aujourd’hui est l’entité maître du code bachue. L’entité puppetmaster a un rôle d’autorité et sa portée est globale.

L’entité spéciale cerberus permet de gérer les bannissement d’objets. C’est un peu le rôle de police. L’enfer n’ayant pas encore officiellement ouvert, cette entité n’est pas utilisée mais elle pourrait être très rapidement sollicitée fortement pour tout et n’importe quoi.

L’entité spéciale maître du code bachue est aussi désignée autorité mais est subordonnée au puppetmaster. Son rôle est uniquement de gérer le code sous toutes ses formes.

L’entité spéciale kronos n’a qu’un rôle théorique pour l’instant et n’a que brièvement été utilisée dans des expériences. Cette entité va générer des repères temporels fiables. Mais je pressens qu’elle va devenir incontournable à l’avenir, et peut-être critique pour certains usages.

Enfin, l’entité spéciale asabiyya va être utilisée pour relier les gens avec de la confiance. Elle n’est pas encore utilisée non plus.

Les rôles

On peut distinguer plusieurs catégories d’entités. Les autorités désignes des entités sur des rôles. Les administrateurs font des choix de configuration du code et des applications. Les gestionnaires gèrent des objets, des applications, des entités. Et chaque rôle peut avoir une portée locale ou exceptionnellement globale.

Il existe déjà des méthodes d’organisation qui avaient été retranscrites dans l’article Être relié ou ne pas être. Le modèle RBAC est implémentable par les liens de nebule, le modèle OrBAC semble être moins adapté à nebule parce qu’il sous-entend une une organisation, une structure, qui n’est pas portée par nebule.

La liste de grandes catégories de rôles à compléter peut déjà prévoir l’autorité (authority), la police, l’administrateur (administrator), le gestionnaire (manager), l’entité de recouvrement (recovery)…

L’attribution de rôle est additive, les rôles s’ajoutent à une entité mais il n’y a pas de négation de rôle. Pour les rôles locaux, il est possible de supprimer un rôle d’une entité. Il n’y a pas d’inhibiteur de rôle mais juste un une suppression de lien.

La réflexion continue…

Bugg d’affichage des autorités globales dans option

Vendredi, juin 2nd, 2017

Il y a un petit problème dans l’affichage des autorités globales dans l’application option. Par exemple ici :

https://sylabe.com/?a=21215100000000…0000000212151&view=gauth
shot-2017-06-02_19-51-13

Mais une partie de l’affichage est bon est correspond bien à l’entité bachue qui gère le code. Un petit tour par le bootstrap permet de s’en assurer :

https://sylabe.com/?b
shot-2017-06-02_19-57-13

PFS sans connexion

Lundi, mai 22nd, 2017

La confidentialité persistante (Perfect Forward Secrecy – PFS pour les intimes) permet lors d’échanges entre personnes via un support protégé d’oublier le contenu des échanges précédents. Lorsqu’elle est bien implémentée, il est impossible de pouvoir reconstituer les échanges précédents d’une « conversation », y compris pour les personnes concernées.

Lors de la compromission du moyen de communication, seules les conversations en cours sont accessibles. Les précédentes conversations sont définitivement inaccessibles y compris pour un adversaire qui aurait enregistré tous les échanges chiffrés et obtiendrait par la force le compte d’un utilisateur.

La meilleur méthode pour arriver à ce résultat est d’utiliser un secret de session partagé entre les personnes qui communiques, négocié en début de conversation et volontairement oublié en fin de conversation. La négociation peut être faite notamment via un échange de type Diffie-Hellman (DH).

La PFS a donc principalement deux contraintes. Il faut échanger un secret temporaire avec ses correspondants. Et il faut que ce secret soient privés, c’est à dire stockés uniquement en interne sur les machines destinataires.

De par sa conception acentrée et potentiellement non directement inter-connecté, nebule ne permet pas la mise en place directe d’une forme de PFS. Fondamentalement, nebule permet de gérer de l’information et non des connexions. La non connexion directe entre les correspondants empêche une négociation préalable instantanée d’un secret partagé type DH. Ensuite, toute la protection de la partie privée des entités repose sur le chiffrement des objets et l’offuscation des liens, mais tous les liens et objets ainsi protégés sont partagés publiquement et donc enregistrables. Il n’est pas possible de se baser sur ces mécanismes de protection pour la PFS.

Il existe peut-être un moyen d’implémenter une PFS sûr dans nebule mais au prix d’un grand nombre d’objets à synchroniser, à voir…

Entité multi-rôles – suite

Lundi, mai 22nd, 2017

Suite de l’article sur les Entité multi-rôles.

La gestion de multiples clés cryptographiques asymétriques dépendantes d’une seule clé principale impose des contraintes lors de la synchronisation d’entité mais il n’est pas difficile à mettre en place.

La première idée serait de protéger les mots de passe des clés secondaires avec la clé primaire. Mais cette clé primaire a avant tout le rôle d’authentification, elle ne doit donc pas servir à faire du chiffrement.

La seconde idée consiste à dériver (PBKDF) les mots de passe des clé secondaires du mot de passe de déverrouillage de la clé primaire. Ainsi la clé primaire ne sert qu’à l’authentification. Cela implique aussi que la modification du mot de passe de la clé primaire force le changement de mot de passe de toutes les clés secondaires associées.

La dérivation des mots de passe peut prendre en compte la partie publique de la clé primaire et de la clé secondaire concernée. Elle peut aussi prendre en compte, en plus, l’ID dans nebule du rôle associé. Une implémentation complète devra être proposée.

Entité multi-rôles

Jeudi, avril 20th, 2017

D’un point de vue robustesse et sécurisation des clés cryptographiques, il est recommandé de séparer les rôles des différentes clés utilisées. Une clé crypto ne doit avoir qu’un seul usage, c’est à dire un seul rôle. Dans l’implémentation des entités dans nebule, les entités étant des clés cryptographiques avec de multiples rôles, il va falloir les scinder.

Les rôles les plus fréquents sont :

  1. L’authentification. C’est utilisé pour le déverrouillage des entités.
  2. La signature. Tous les liens sont signés.
  3. Le chiffrement. Il intervient dans la protection des objets et la dissimulation des liens.

Toutes les clés liées à des rôles peuvent être rattachées à une clé cryptographique asymétrique principale et reliées à celle-ci par des liens. Il est possible par la suite d’étendre sans problème les rôles comme par exemple les rôles d’autorités locales.

La segmentation des clés par rôles impose la gestion de multiples clés pour une entité, notamment lors de la synchronisation sur différents supports. Mais elle permet en cas de compromission d’une clé de limiter l’étendu des dégâts.

Suppression et oubli

Mardi, décembre 13th, 2016

Comme évoqué il y a déjà un certain temps dans l’article sur Le paradoxe du droit à l’oubli, il n’est pas évident du tout que la suppression pure et simple d’une information soit généralement la meilleur solution.

Pour les individus, l’oubli d’une information est vu soit comme un trouble cognitif soit comme une nécessité. C’est un problème si l’information que l’on avait acquise n’est plus disponible alors que l’on en a grand besoin. Les personnes qui perdent la mémoire perdent toute autonomie. D’un autre côté, se souvenir de tout est aussi un problème. La trop grande quantité d’information sur des évènements sans intérêt perturbe la vie courante.

Dans nebule, la suppression des objets répond à deux besoins. Le premier besoin correspond à la récupération de la place mémoire pour stocker d’autres objets plus récents et à priori plus importants. Et le deuxième permet surtout dans la vie courante de ne pas se surcharger d’informations qui n’ont pas d’intérêt immédiat… voir plus d’intérêt du tout.

Mais cette suppression qui est une manière courante de travailler en informatique n’est elle pas problématique ?
L’oubli est la vraie raison de la suppression des objets. Un autre mécanisme doit être trouvé pour remplacer la nécessité de supprimer des objets. Le retrait des liens attachés à un objet ne supprime pas ces liens mais les enlève de l’usage courant. La pondération des émotions d’un objet et le traitement qu’il en est fait permet de gérer aussi le bannissement dans un contexte social des entités.

Le sujet devra être approfondi avant tout mise en applications…

Entités de recouvrement – implémentation

Jeudi, décembre 8th, 2016

Dans le précédent article sur les Entités de recouvrement qui date de plus de 6 mois, il était question de l’implémentation du mécanisme dans le code. Jusque là la liste des entités de recouvrement était renvoyée vide.
Ce mécanisme peut être une contrainte légale dans certains pays mais ce peut être aussi un moyen d’assurer plus sereinement la disponibilité des données sans remettre en question significativement la confidentialité de celles-ci. Sa portée est strictement local et ne doit pas devenir un comportement global sous peine de rompre la confiance dans l’ensemble du code de nebule.

La prochaine version de la bibliothèque nebule en PHP intègre le code nécessaire à la détection des entités marquées localement comme entités de recouvrement et le code qui se charge de dupliquer la protection des objets pour ces entités.

La définition des entités de recouvrement est purement locale et est attachée à l’entité instance locale. La détection d’entité de recouvrement se fait sur un lien de type f entre chaque entité définie comme entité de recouvrement et l’entité instance locale. Le champ méta du lien est l’objet de référence contenant nebule/objet/entite/recouvrement. Seuls les liens des autorités strictement locales sont pris en compte, c’est à dire à l’exception du puppetmaster, du maître de la sécurité et du maître du code.

La duplication de la protection se fait au niveau de la fonction (unique) de protection d’un objet setProtected(). Afin d’éviter la suppression du partage de protection avec une entité de recouvrement, la fonction cancelShareProtectionTo() ne supprime pas ce partage si l’entité est dans la liste des entités de recouvrement.
Afin de ne pas perturber l’utilisateur, les applications affichent tous les partages de protection mais n’affichent pas le bouton correspondant pour ces entités de recouvrement.

Les applications option, sylabe et klicty permettaient déjà l’affichage des entités de recouvrement même si elle était vide. Ces affichages ont été améliorés afin d’afficher en plus l’entité autorité locale qui a activé l’entité comme entité de recouvrement. Le but est d’avoir un mécanisme qui peut être contraignant et indiscret mais dont le fonctionnement doit être ouvert et loyal pour maintenir la confiance de l’utilisateur.
L’application option est maintenant le centre de gestion des entités de recouvrement. Il est possible, lorsque l’on déverrouille l’entité instance de serveur, d’ajouter ou de retirer des entités à la liste. Les autres entités ne peuvent faire que de l’affichage. Si un lien est généré par une autre entité, il est ignoré.