Cosignature – orientation

Dans la continuité de la réflexion sur la cosignature et suite.

Une des possibilités que doit permettre la cosignature, c’est que l’on puisse créer une signature (ou assimilé) valide alors que les différentes personnes (et leurs entités) ne sont pas réunies en même temps au même endroit pour réaliser cette signature commune.

Le système classique pour résoudre la cosignature consiste en la répartition du secret suivant le schéma de seuil de Shamir.

Cette solution de partage du secret n’est pas suffisante pour deux raisons.

Pour commencer, cela veut dire que l’on n’a toujours qu’un seul secret mais qu’il est répartit, dilué, entre plusieurs entités. Lorsque l’on veut faire une signature, il faut réunir un minimum de ces entités au même endroit pour accéder au secret qui permettra la signature. A ce moment, le secret est extrêmement vulnérable.
Il faut réaliser une sorte de cérémonie des clés pour cela.

Enfin, la génération du secret est réalisé par un seul équipement et ensuite répartit. Il faut ici aussi une cérémonie des clés avec tous les porteurs d’une partie du secret. Si il n’est pas possible de réunir tout le monde, une partie du secret doit être transmis de façon sûr vers le porteur concerné. Mais il ne peut pas dans ce cas garantir par lui-même que personne n’a copié sa partie du secret. Et surtout il ne peut garantir que personne n’a volé le secret complet lors de la cérémonie des clés.

Donc, il faut que chaque porteur génère sa partie de clé, on génère un bi-clé qu’il garde, et dont il peut garantir la confidentialité. Ensuite, il reste à réaliser le mécanisme intermédiaire qui permet, en ne connaissant que les clés publiques des porteurs, de valider une pseudo signature réalisée par chacun des porteurs. Une pseudo signature qui n’impose une présence ni spatial ni temporelle des porteurs.

Liens :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Partage_de_cl%C3%A9_secr%C3%A8te_de_Shamir
http://www.kilomaths.com/2010/07/partage-de-secret/

Comments are closed.